Diplômée des Beaux Arts de Paris en 1987 (peinture), Elodie Lachaud poursuit ses études en Master photographie à Chelsea College of Art à Londres. Elle débute sa carrière artistique par la peinture qu’elle pratique pendant 12 ans. Au total une série de 180 tableaux, carnets et dessins vendus par la Galerie Lise et Henri de Menthon et par Jacques Bergaud, fondateur des studios Pin Up. En parallèle, elle réalise de nombreux clips pour l’industrie du disque. Elle obtient la prime à la qualité et tourne son premier court métrage Météosex, tranche lyrique entre masculin et féminin, sélectionné au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. A la naissance de sa fille en 2001, elle se consacre principalement à la photographie. Artiste multimédia, elle entreprend la série Chromobiles N.Y (photographies/film digital intéractif), intérieurs de taxis New Yorkais, au sous titre »l’hyper-temps comme l’hypertexte ». Les tirages photographiques, grands caissons lumineux, invitent le spectateur à plonger à l’intérieur des images. Ce procédé innovant se fait vite remarquer à l’époque. Les œuvres sont exposées à la Galerie Eric de Montbel à Paris, à la Maison des Arts de Créteil et à l’international. Le film participe à de nombreux festivals comme Wro en Pologne, Cynetart à Dresden et Vidéoformes à Clermont Ferrand. En 2002, elle réalise le film Dernières nouvelles, performance/fiction/documentaire, portrait intimiste de l’artiste Guesch Patti avec Franck Apertet (chorégraphe) et Davide Napoli (écrivain et plasticien). Les images du film accompagnent le ballet elle sourit aux larmes (chorégraphies de Daniel Larrieu,Odile Duboc, Pascale Houbin, Odile Azagury, Dominique Mercy) au Théâtre de la ville. En 2003, elle obtient une bourse de la S.C.A.M  avec la série Aqualand (photographies, dessins, vidéos, multimédia), une réflexion sur la mémoire de l’eau et la peur du premier grand saut. En 2004, elle réalise la série photographique Iceland N1, voyage intemporel entre ciel et terre, infini inconnu, qu’elle expose à la Carpenters Worshop Gallery à Londres et à Bruxelles. En 2006, elle poursuit avec la série La robe de Davide n’existe pas, projet soutenu par la Galerie Kandler, puis à Bruxelles chez Martine Ehmer. Dans la nature, elle abandonne ses robes, sorte de voyage épidermique, souvenirs des hommes qui ont partagé sa vie. Avec la série NY Taxis O8 édition $4.10 (photos et vidéos), présentée à la Galerie W en 2009, elle décrit sa vision du temps parcouru en taxi et en dollars, lecture critique de la commercialisation à outrance. Lauréate de la bourse Brouillon d’un rêve de la Scam, elle entreprend la réalisation d’un premier long métrage, Tricolarum, Taxi Paris, film performatif entre documentaire et fiction où le processus créatif est le sujet et le mouvement de la narration. En 2014, le film est en compétition internationale au prestigieux festival de Mannheim-Heidelberg en Allemagne. Depuis 2014 elle pratique la performance et explore les thèmes qui parlent de l’intime féminin et de la relation avec l’autre. Elodie Lachaud retrace les moments clés de sa vie.  Au fil de ses périples, elle capture l’énergie et l’âme des lieux qu’elle traverse, des lieux identifiés dans l’instant et à jamais perdus de vue. « Se rappeler qu’à un moment précis, dans un lieu rêvé, tout a existé ». L’artiste nous dépose dans un état de trouble du mouvement, sorte de déambulation sans pause, qui ne prend jamais le temps de s’arrêter. Ses images deviennent des films à part entière qui obligent le spectateur à se raconter des histoires, son histoire. Outre ses nombreuses expositions personnelles, elle a participé à de nombreuses expositions collectives en France comme à l’international.